C est devenu un lieu commun : le néolibéralisme est en crise. Même ses défenseurs les plus acharnés reconnaissent que le modèle a du plomb dans l aile. Et pourtant.
Et pourtant, chaque nouvelle réforme reprend les mêmes recettes. Baisse des cotisations, flexibilisation du travail, privatisation rampante des services publics. Comme si le logiciel n avait jamais été mis à jour.
Le problème n est pas que le néolibéralisme a échoué. C est qu il a réussi — à s incruster dans les institutions, les mentalités, les réflexes des décideurs. Il est devenu invisible à force d être omniprésent.
Pour en sortir, il ne suffit pas de le critiquer. Il faut proposer autre chose. Et c est là que le bât blesse : la gauche n a toujours pas de modèle alternatif crédible à offrir.